Lutte contre le banditisme urbain à Kinshasa : l’Assemblée provinciale valide l’édit de l’honorable Diyabanza Mwananene
Les députés provinciaux de la ville-province de Kinshasa ont déclaré recevable, au cours de la séance plénière du vendredi 17 avril 2026, la proposition d’édit portant protection des droits de la population kinoise face au banditisme urbain. Ce texte est une initiative du député provincial élu de Matete, Diyabanza Mwananene Martyr.
Lors de la présentation de l’exposé des motifs, l’élu de Matete a dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire dans la capitale congolaise, marquée par une recrudescence de la criminalité.
« La ville de Kinshasa connaît depuis un certain temps une montée inquiétante de l’insécurité qui affecte l’ensemble des communes. Ce phénomène tend à s’installer dans notre quotidien au point de devenir presque toléré. Dans nos quartiers, nous faisons face chaque jour à ces jeunes délinquants communément appelés “Kuluna”, qui terrorisent la population », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces groupes criminels sont à l’origine de nombreux actes de violence, notamment des vols à main armée, des extorsions, des meurtres ainsi que des braquages de domiciles.
« Ces malfrats sèment la désolation au sein de la population. Ils mettent en péril la sécurité des citoyens et créent un climat de peur généralisée. Pourtant, la Constitution ainsi que les instruments juridiques internationaux ratifiés par la République démocratique du Congo garantissent la protection des droits et libertés des citoyens », a-t-il ajouté.
Le député a insisté sur la responsabilité des élus provinciaux face à cette situation, soulignant que la sécurité des habitants doit constituer une priorité absolue.
« Lorsque la sécurité n’est pas assurée, c’est toute la vie économique qui est impactée, compromettant ainsi le développement de la ville de Kinshasa », a-t-il martelé.
Évoquant le mode opératoire des bandes organisées, DIYABANZA Mwananene Martyr a rappelé que ce phénomène n’est pas nouveau et qu’il avait déjà fait l’objet d’interventions des forces de l’ordre, notamment à travers l’opération “Likofi”. Toutefois, il estime que des interrogations subsistent quant à la légalité de certaines méthodes utilisées à l’époque.
Face à cette persistance de l’insécurité, l’élu plaide pour l’élaboration d’une politique de sécurité renouvelée, adaptée aux réalités actuelles, afin de lutter efficacement contre le banditisme urbain.
Après examen en plénière, l’Assemblée provinciale de Kinshasa a jugé recevable cette proposition d’édit, qui sera désormais soumise à la commission politico-administrative et juridique (PAJ) pour un examen approfondi.
Grâce DIOMI