Kinshasa : Jared Phanzu insatisfait des réponses du ministre provincial des ITP
Les députés provinciaux de Kinshasa ont examiné, mercredi 13 mai 2026, une question orale avec débat adressée au ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, Alain Tshilungu. Les échanges se sont déroulés lors d’une séance plénière tenue à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, sous la direction de son président, Lévi Mbuta Sangumpamba.
Initiée par le député provincial élu de Bandalungwa, Jared Phanzu, cette démarche de contrôle parlementaire visait à obtenir des explications sur plusieurs dossiers relatifs à la gestion des infrastructures et du patrimoine public de la ville de Kinshasa.

« Je veux rappeler le contexte de l’exécution des travaux de voirie. Nous avons un programme intitulé “Kinshasa ezo bonga”. Nous avons effectué un état des lieux de la voirie de Kinshasa. Sur les 3 996 kilomètres de routes recensés, près de 75 % étaient dans un état de délabrement avancé en 2024. À notre arrivée, nous avons constaté l’existence d’un protocole d’accord entre la ville de Kinshasa et le gouvernement central, représenté par le Bureau central de coordination (BCECO). Ce protocole prévoyait certains projets pour Kinshasa, mais très peu concernaient réellement la voirie », a déclaré le ministre provincial Alain Tshilungu.
Selon lui, les travaux ont débuté avec 27 kilomètres de routes grâce à l’appui du BCECO, qui joue un rôle fiduciaire pour la ville de Kinshasa.
« Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la ville s’est rapproché du gouvernement central afin de présenter le programme adopté par l’Assemblée provinciale. C’est sur cette base que les exécutions budgétaires sont réalisées au niveau du gouvernement central. Avec le BCECO, nous avons commencé les travaux sur 27 kilomètres de routes. Au niveau de la ville, nous avons également constaté des avancées avec certaines entreprises ainsi qu’avec des structures comme la Cellule infrastructures et les projets Kin Elenda, qui assurent aussi le suivi d’une partie de la voirie », a expliqué le ministre.
Insatisfait des éléments de réponse fournis par le ministre provincial, le député Jared Phanzu a décidé de transformer sa question orale en interpellation.
« C’est le premier exercice et nous avons transformé cette question orale en interpellation. Non pas dans une intention immédiate de sanctionner, mais afin d’accorder une seconde chance aux ministres. Cette seconde chance consiste à revenir devant l’Assemblée provinciale avec des éléments précis permettant de faire les comptes. C’est à travers cette interpellation que nous pourrons obtenir toute la lumière sur les réalisations en matière d’infrastructures et sur les perspectives de l’année prochaine », a indiqué Jared Phanzu.
Pour l’initiateur de la démarche, le ministre n’a pas apporté des réponses satisfaisantes aux préoccupations soulevées par les élus de Kinshasa.
Grâce Diomi