À quelques heures de la rentrée parlementaire solennelle, l’Assemblée nationale a reçu deux textes majeurs destinés à encadrer la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo. La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a officiellement remis ce mardi au Président de la Chambre basse du Parlement, Aimé Boji Sangara, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 ainsi que le projet de loi portant reddition des comptes pour l’exercice 2025.
Accompagnée de plusieurs membres de son Gouvernement, la cheffe de l’Exécutif a procédé à ce dépôt conformément aux dispositions constitutionnelles. Cette étape marque le début de l’examen parlementaire des prévisions budgétaires de l’État pour l’année prochaine, ainsi que de l’évaluation de l’exécution du budget de l’exercice 2025.
Pour 2027, le Gouvernement propose un budget évalué à 57 500 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains. Présenté par la Première ministre comme un budget d’action et de souveraineté, ce projet entend traduire les engagements du Président de la République en réalisations concrètes, à travers les priorités inscrites dans le programme gouvernemental.
Réceptionnant ces documents en présence des membres du Bureau de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara a salué le respect des délais constitutionnels dans la transmission des projets de loi. Il a notamment souligné l’importance de cette démarche pour permettre à la représentation nationale d’exercer pleinement ses missions de contrôle et d’autorisation budgétaire.
Le Président de l’Assemblée nationale a, par ailleurs, assuré le Gouvernement de la disponibilité de son institution à examiner ces textes avec célérité et responsabilité. Les travaux parlementaires devront désormais permettre d’analyser les orientations budgétaires proposées, tout en veillant à leur conformité avec les priorités nationales et les exigences de bonne gouvernance.
Ce dépôt intervient dans un contexte où les enjeux de souveraineté économique, de mobilisation des ressources publiques et de financement des actions gouvernementales occupent une place centrale dans le débat national.
Narcisse Ntumba
