Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, accompagne la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, à l’occasion de la participation de la République démocratique du Congo à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. La présence du ministre s’inscrit dans la volonté de la RDC de porter, au plus haut niveau international, les enjeux liés à ses ressources minières et à leur transformation.
À cette tribune internationale, la Première ministre a notamment placé les minerais critiques au cœur de son intervention. Elle a rappelé la position stratégique de la RDC dans l’économie mondiale, notamment dans la production du cobalt et du cuivre, deux ressources essentielles à la transition énergétique, à l’électrification des transports, au stockage de l’énergie ainsi qu’au développement des infrastructures numériques.
Judith Suminwa a réaffirmé l’ambition du Gouvernement de dépasser le simple rôle de fournisseur de matières premières.
« Nous ne voulons plus être seulement le sous-sol de l’économie mondiale, nous entendons en devenir un atelier, un laboratoire et un partenaire souverain », a-t-elle déclaré.
Cette ambition repose notamment sur la transformation locale du cobalt et du cuivre, le développement des précurseurs de batteries et des composants industriels, mais aussi sur le renforcement des compétences nationales à travers la formation des ingénieurs, le soutien à la recherche et l’intégration accrue des entreprises congolaises dans les chaînes de valeur mondiales.
Dans ce cadre, la modernisation de la gouvernance du secteur minier demeure une priorité. La Première ministre a insisté sur la transparence, la traçabilité et la lutte contre la fraude, ainsi que sur la nécessité de poursuivre la formalisation de l’exploitation minière artisanale. Elle a également réaffirmé l’objectif de parvenir à « zéro enfant dans les mines ».
La RDC souhaite par ailleurs promouvoir, sous l’égide des Nations unies et en partenariat avec l’Union africaine, l’élaboration d’un cadre mondial pour les chaînes de valeur des minerais critiques. Celui-ci devrait notamment reposer sur la traçabilité, la responsabilité, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu’un partage plus équitable de la valeur ajoutée.
La participation de Louis Watum Kabamba à cette séquence diplomatique intervient ainsi dans un contexte où la RDC entend renforcer son positionnement dans les chaînes de valeur des minerais critiques. Cette orientation s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui entend faire des ressources naturelles un levier de transformation économique, d’industrialisation et de développement national.
Narcisse Ntumba
