Le Nouvel Élan, parti politique cher à Adolphe Muzito, a marqué sa présence à la marche de soutien aux institutions de la République et à la démarche de changement de la Constitution. Conduit par son secrétaire général, Blanchard Mongomba, le parti a affiché ce mardi 22 septembre 2026, une forte mobilisation que ses responsables présentent comme l’une des plus importantes de cette journée.
Au-delà de sa participation à la marche convoquée par l’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Blanchard Mongomba entend faire de cette mobilisation un signal politique. Selon lui, la forte présence des militants de son parti traduit la loyauté de sa formation politique à l’égard du Chef de l’État, Félix Tshisekedi , dans le cadre du partenariat engagé autour de la démarche de concertation nationale.
« Notre présence, comme celle du Nouvel Élan, c’est pour démontrer la loyauté de notre leader, mais aussi de notre parti politique, à Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, chef de l’État », a déclaré Blanchard Mongoba devant la presse.
Le dirigeant du Nouvel Élan rappelle notamment l’adhésion d’Adolphe Muzito à la démarche de concertation initiée par le président de la République. Il estime que l’ouverture d’un dialogue partant de la base constitue une approche susceptible de mieux prendre en compte les attentes de la population.
Le secrétaire général entend ainsi positionner le parti d’Adolphe Muzito comme une première force dans la mobilisation de masse après l’UDPS, parti présidentiel. Cette lecture relève de l’appréciation politique du responsable du Nouvel Élan, mais elle traduit surtout la volonté de la formation de renforcer sa visibilité et son implantation sur le terrain.
Pour le secrétaire général du nouvel élan, cette mobilisation ne serait donc pas simplement symbolique. Elle doit témoigner de la capacité du Nouvel Élan à rassembler ses militants autour des grandes orientations qu’il soutient désormais dans le cadre de son rapprochement avec le chef de l’État.
Interrogé sur le message à adresser à la population de l’Est du pays, le secrétaire général du Nouvel Élan a insisté sur la nécessité d’une mobilisation nationale en faveur de la défense de l’intégrité territoriale.
« C’est nous qui sommes dans l’Ouest du pays que nous allons libérer l’Est de notre pays », a-t-il affirmé, dénonçant l’agression et l’occupation de certaines zones de l’Est par des forces étrangères et leurs supplétifs.
Blanchard Mongoba a également évoqué l’augmentation du budget national, qu’il présente comme un moyen de renforcer les capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo et de permettre au chef de l’État de mettre en œuvre sa politique de défense.
Sur la question du changement de la Constitution, le secrétaire général du Nouvel Élan affiche une position sans ambiguïté : son parti soutient cette démarche et affirme l’avoir défendue avant même la prise de position du président de la République.
« Nous, on a toujours soutenu le changement de la Constitution. Ce n’est pas parce que le Chef de l’État l’a dit. Nous le soutenions déjà », a déclaré Blanchard Mongoba.
Il estime que la Constitution actuelle doit être remplacée par un texte qui, selon lui, serait davantage l’expression de la volonté du peuple congolais. Il critique notamment les conditions politiques dans lesquelles la Constitution de 2006 a été adoptée et promulguée.
“La constitution actuelle est l’œuvre des belligérants, des personnes qui n’avaient pas qualité d’engager le peuple congolais car, ils n’avaient pas le mandat”, éclaire le secrétaire général du Nouvel Élan, avant d’insinuer que son parti entend donc accompagner le Chef de l’État dans le processus devant conduire à une nouvelle Constitution.
À travers cette participation à la marche, Blanchard Mongoba cherche ainsi à installer le Nouvel Élan comme un acteur visible de la nouvelle dynamique politique autour de Félix Tshisekedi, tout en mettant en avant la capacité de mobilisation du parti cher à Adolphe Muzito.
Narcisse Ntumba
