Réunies à Kinshasa du 29 septembre au 1er octobre 2026, à l’initiative de la Ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, les forces vives du Sud-Ubangi ont clôturé leurs consultations provinciales par une déclaration finale marquée par leur adhésion au processus de dialogue national inclusif annoncé par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Les participants ont également chargé la ministre d’État de transmettre leurs résolutions au chef de l’État.
Organisées dans la salle polyvalente de l’hôtel O’BWIRA, ces assises ont réuni plusieurs composantes de la province, notamment le gouverneur, le président de l’Assemblée provinciale et des députés provinciaux, le maire de Gemena, des représentants de l’administration territoriale, de la société civile, des confessions religieuses, des chefs coutumiers, de la jeunesse et des associations féminines, ainsi que des acteurs économiques et universitaires.
Lors de l’ouverture des travaux, Acacia Bandubola Mbongo avait appelé les filles et fils du Sud-Ubangi à privilégier la franchise, la responsabilité et le travail sans complaisance afin de parvenir à des résultats concrets, susceptibles de contribuer à la résolution des problèmes qui affectent leur province.
Au cours de ces trois jours de consultations, les participants ont procédé à un état des lieux de la situation socioéconomique et sécuritaire du Sud-Ubangi. Parmi les principales préoccupations soulevées figurent la dégradation des infrastructures routières, sanitaires et administratives, la montée de l’insécurité, la porosité des frontières ainsi que les menaces pesant sur la cohésion sociale.
Les représentants des forces vives ont également relevé le délabrement du tissu économique, la baisse du niveau de l’enseignement, du primaire à l’université, la pauvreté généralisée de la population et le déficit criant d’accès à l’énergie électrique et à l’eau potable.
Les recommandations formulées à l’issue de ces échanges ont été consignées dans un document annexé à la déclaration finale. Les participants appellent ainsi les autorités provinciales et nationales à accorder une attention particulière à ces difficultés, dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie des populations de cette partie du pays.
Au-delà du diagnostic provincial, ces consultations ont constitué un cadre d’expression de la position des forces vives du Sud-Ubangi sur le dialogue national annoncé par le chef de l’État.
Dans leur déclaration finale, les participants ont réaffirmé leur adhésion à cette initiative, présentée comme un processus visant à consolider la paix, à renforcer la cohésion nationale et à contribuer à la refondation de l’État.
Ils ont salué une démarche qu’ils considèrent comme innovante, dans la mesure où elle privilégie une approche allant de la base vers le sommet, à travers la consultation des différentes composantes de la société. Ils l’ont notamment distinguée des précédents processus de dialogue, dont la Conférence nationale souveraine de 1991 et le Dialogue intercongolais de Sun City en 2002.
Les participants se sont, par ailleurs, engagés à poursuivre la sensibilisation de la population sur les objectifs et les enjeux du dialogue national, ainsi que sur la loi référendaire, afin de favoriser une meilleure compréhension de ces initiatives et de susciter l’adhésion populaire.
À l’issue des travaux, les représentants du Sud-Ubangi ont chargé la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, de se faire leur porte-parole auprès du président de la République et de lui transmettre les résolutions issues de ces consultations.
Ils lui ont également exprimé leur reconnaissance pour avoir pris l’initiative de réunir à Kinshasa les différentes composantes de la province, en prélude au dialogue national.
Les participants ont enfin réitéré leur gratitude au président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour sa vision axée sur la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État, tout en appelant les autorités compétentes à prendre en considération les préoccupations spécifiques du Sud-Ubangi.
Cette consultation provinciale marque ainsi une étape dans la préparation de la participation des forces vives du Sud-Ubangi au dialogue national. Elle aura permis de réunir autour d’une même table des acteurs politiques, administratifs, sociaux, religieux et économiques afin de dégager des préoccupations communes et de formuler des recommandations destinées aux autorités nationales et provinciales.
Narcisse Ntumba
