Le gouvernement congolais a décidé de suspendre immédiatement les activités aériennes de la compagnie TRACEP Congo Aviation, à la suite du crash d’un aéronef ayant coûté la vie à 17 personnes, vendredi 25 septembre 2026, près de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.
Selon un communiqué du ministère des Transports publié samedi 26 septembre, l’accident est survenu vers 14 heures. L’aéronef, de type Let 410 UVP, transportait des passagers et des membres d’équipage. Le bilan fait état de 17 morts, dont 13 passagers et quatre membres d’équipage.
Parmi les victimes figurent deux hauts responsables de la justice militaire congolaise : le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Plusieurs autres militaires ont également péri dans ce drame.
À la suite de cet accident, le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a ordonné la suspension immédiate du certificat de transporteur aérien de TRACEP Congo Aviation. Cette mesure entraîne l’interdiction de tous les vols de la compagnie sur l’ensemble du territoire national, jusqu’à la conclusion de l’enquête ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA).
Cette décision vise à permettre aux enquêteurs de faire la lumière sur les circonstances exactes du crash et d’en déterminer les causes. Les conclusions de l’enquête devraient notamment permettre d’établir les éventuelles responsabilités et de préciser les mesures à prendre pour prévenir de nouveaux accidents.
Ce drame constitue une lourde perte pour les familles des victimes ainsi que pour les institutions militaires et judiciaires de la République démocratique du Congo. Les investigations se poursuivent afin d’établir les faits entourant cette catastrophe aérienne.
