L’Assemblée provinciale de Kinshasa a ouvert, ce mercredi 30 septembre, sa session ordinaire de septembre, essentiellement budgétaire. À cette occasion, le président de cet organe délibèrant, Lévi Mbuta Sangupamba, a présenté les principales priorités de cette session, axées notamment sur l’examen des finances publiques provinciales, l’amélioration des conditions de vie des Kinoises et des Kinois, ainsi que l’accompagnement des initiatives nationales en faveur de la cohésion nationale.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’organe délibérant a également attiré l’attention des autorités provinciales et du pouvoir central sur les risques liés aux fortes pluies et aux inondations susceptibles d’affecter plusieurs quartiers de la capitale. Cette préoccupation s’inscrit dans un contexte où l’assainissement et la prévention des catastrophes naturelles demeurent des enjeux majeurs pour Kinshasa.
L’examen des finances publiques constitue le principal axe des travaux de cette session. Deux textes sont particulièrement attendus : le projet d’édit portant reddition des comptes budgétaires de la ville de Kinshasa pour l’exercice 2025 et le projet d’édit portant budget de la ville pour l’exercice 2026.
À ce sujet, Lévi Mbuta Sangupamba a appelé le gouvernement provincial à transmettre ces deux projets dans les délais légaux.
« La session qui s’ouvre aujourd’hui est essentiellement budgétaire. Elle sera ainsi consacrée principalement à l’examen et au vote des deux édits prioritaires indispensables à la gestion et au contrôle des finances de notre ville », a-t-il déclaré, avant de préciser que les textes devraient être déposés au plus tard le 15 novembre 2026.
Au-delà des questions budgétaires, le calendrier des travaux prévoit l’examen de plusieurs propositions d’édits destinées à répondre aux préoccupations quotidiennes de la population kinoise.
Parmi les matières annoncées figure une proposition d’édit portant sur des mesures particulières de promotion et de soutien à la scolarité des élèves atteints d’albinisme, des élèves surdoués et des enfants vivant avec un handicap physique dans la ville de Kinshasa.
Les députés provinciaux devraient également examiner des textes relatifs à la réglementation des funérailles ainsi qu’aux conditions de création, d’aménagement et d’exploitation des morgues et des cimetières. La promotion des soins palliatifs et la réglementation de l’affichage et de la publicité extérieure figurent aussi parmi les matières annoncées.
Le secteur des transports n’est pas en reste. Une proposition d’édit vise notamment à réglementer les transports en commun, les transports spéciaux et le transport de marchandises par véhicule automobile dans la capitale.
La prévention des incendies et le renforcement de la sécurité dans les établissements recevant du public figurent également parmi les dossiers inscrits à l’agenda parlementaire.
Sur le plan politique et institutionnel, l’Assemblée provinciale a réaffirmé son engagement à accompagner le processus de dialogue national ainsi que les consultations à la base initiées par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en vue de consolider la cohésion nationale.
Lévi Mbuta Sangupamba a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions sociales et de travail des députés provinciaux, notamment à travers le paiement régulier et dans les délais de leurs émoluments.
Il a également évoqué le maintien de la stabilité des institutions provinciales, qu’il considère comme un facteur important du développement à la base, conformément aux orientations défendues par le chef de l’État.
Le président de l’Assemblée provinciale a souligné que le calendrier des travaux, qui sera soumis prochainement à l’adoption de la plénière, restera ouvert à l’inscription d’autres matières jugées prioritaires.
Cette possibilité permettra aux élus provinciaux d’intégrer de nouvelles propositions ou des dossiers urgents en fonction de l’évolution de la situation dans la capitale et des besoins de la population.
À travers cette session, l’Assemblée provinciale de Kinshasa entend ainsi concilier le contrôle des finances publiques, l’examen des initiatives législatives à caractère social et la prise en compte des défis urbains auxquels la capitale est confrontée.
Grâce DIOMI
