Il ne se passe pratiquement pas un jour sur les réseaux sociaux sans que la Première Dame de la République, la distinguée Denise Nyakeru Tshisekedi, ne soit la cible d’injures, de moqueries, d’insultes, de propos acerbes et discourtois, ainsi que de préjugés négatifs et dégradants.
Le plus troublant dans cette campagne de dénigrement est que certains de ses détracteurs seraient des personnes ayant, à un moment donné, bénéficié de son soutien, de ses services, de sa générosité ou encore d’une aide matérielle ou financière. L’activisme quotidien de Sandra Mudimbi, Denise Dusauchoy et de tant d’autres suffit, à titre illustratif, à alimenter ce constat.
Une question mérite dès lors d’être posée : Maman Denise Nyakeru Tshisekedi est-elle victime de sa propre bonne foi ou paie-t-elle le prix d’un mauvais recrutement et d’une sélection peu rigoureuse des personnes appelées à l’entourer ?
Dans sa posture philanthropique, Maman Denise Nyakeru s’est démarquée des Premières Dames que la RDC a connues. Sa présence régulière sur le terrain, son engagement à répondre aux difficultés sociales et son attention portée aux différentes catégories de la population, sans discrimination, témoignent d’un engagement dont les actions sont nombreuses et largement documentées.
À travers sa fondation et différentes initiatives sociales, elle a apporté son soutien à de nombreuses catégories de la population, notamment aux jeunes, aux femmes, aux entrepreneurs ainsi qu’aux personnes confrontées à diverses difficultés sociales et sanitaires.
Mais, une partie de celles et ceux qui ont bénéficié de cette générosité semblent aujourd’hui avoir choisi de transformer la reconnaissance en ressentiment, voire en véritable croisade de heine sur les réseaux sociaux.
Le cas récent de Jaëlle Show de triste mémoire, dont la sortie publique a suscité de nombreuses réactions, illustre parfaitement cette dérive. À cela s’ajoutent les prises de parole de Denise Dusauchoy et de Sandra Mudimbi, citées dans ce débat comme d’anciennes proches ou bénéficiaires de l’environnement de la Première Dame, mais qui se retrouvent aujourd’hui dans une posture ouvertement hostile à son égard. Quelle irreconnaissance !
Ces personnes précitées n’hésitent plus à revenir publiquement sur leur passé et leurs relations avec le couple présidentiel, allant parfois jusqu’à diffuser des échanges privés ou des éléments qui auraient dû rester dans le cercle de la confidentialité. Quelle trahison ! Quelle ingratitude ! Quelle curieuse manière de solder ses anciennes relations !
Le phénomène devient d’autant plus préoccupant lorsque l’on se souvient que plusieurs acteurs aujourd’hui très virulents sur les réseaux sociaux auraient, hier encore, été associés à la communication numérique destinée à défendre l’image de la Première Dame face aux attaques dont elle fait régulièrement l’objet.
Autrement dit, ceux qui étaient censés constituer une sorte de « bouclier numérique » retournent leurs armes contre celle qu’ils étaient chargés de défendre.
Le paradoxe est saisissant : certains publient aujourd’hui des audios ou relatent des échanges qu’ils auraient eus avec la distinguée première dame à l’époque où les relations étaient encore au beau fixe.
Alors il faut le dire, quand la proximité devient une arme, la confiance, elle, devient une faiblesse.
Il convient pourtant de rappeler une évidence : la fonction de Première Dame n’est pas une fonction politique constitutionnelle. Elle relève avant tout d’un statut honorifique, ainsi que d’une dimension sociale et symbolique attachée à l’épouse du chef de l’État.
À ce titre, les divergences politiques avec le président de la République ne sauraient justifier les insultes, les humiliations publiques ou les attaques personnelles visant son épouse. En RDC, Maman Denise Nyakeru devient la cible de règlements de comptes qui dépassent largement le cadre du débat politique.
Que lui reproche-t-on réellement ?
D’avoir contribué à offrir à certains élèves la possibilité de poursuivre leurs études à l’étranger et dans de grandes universités grâce au programme Excellentia de sa Fondation ?
D’avoir soutenu des femmes confrontées à la drépanocytose ? D’avoir contribué à améliorer l’accès de certains artistes aux soins de santé ? D’avoir accompagné de jeunes entrepreneurs dans la réalisation de leurs ambitions ?
Il faut noter que, les actions sociales attribuées à la Fondation LONA sont nombreuses.
Dès lors, pourquoi cette obsession à vouloir salir celle qui, selon certains de leurs propres récits, leur aurait ouvert des portes ?
Pourquoi transformer une relation passée en réquisitoire permanent ?
Et surtout, pourquoi exhiber publiquement des échanges privés comme si la confidentialité ne constituait plus aucune valeur ?
La proximité ne donne pas tous les droits. Et avoir connu quelqu’un hier ne donne pas le droit de l’humilier aujourd’hui. La distinguée Première Dame est certes l’épouse du chef de l’État. Mais elle demeure également une femme, une mère et une personne qui, comme tout être humain, a droit au respect de sa vie privée et de sa dignité.
Ce qu’il faut savoir etant Première Dame, Maman Denise dispose, à l’évidence, de moyens institutionnels et humains qui pourraient lui permettre de répondre à certaines attaques avec fermeté. Elle pourrait engager des poursuites, multiplier les mises au point ou répondre publiquement à ceux qui la prennent pour cible.
Mais elle semble avoir choisi, jusqu’ici, une autre voie : celle de la retenue. Cette retenue ne doit cependant pas être confondue avec de la faiblesse.
Il est peut-être temps, surtout, de s’interroger sur son entourage. Une personnalité publique peut difficilement être protégée par des personnes dont la loyauté dépend de la proximité du moment.
La Première Dame gagnerait à revoir les mécanismes de sélection et d’encadrement de celles et ceux qui ont accès à elle, à son image, à sa communication et à son cercle de confiance.
Certaines personnes, aussi proches soient-elles, ne devraient peut-être jamais avoir un accès direct à la Première Dame sans passer par des canaux clairement établis. Non pas pour instaurer une distance méprisante, mais pour protéger une institution honorifique, un symbole, une personnalité et, surtout, la confidentialité des échanges.
Pour couper les cheveux en quatre, “Je voudrais donc dire à la distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, qu’elle ne devrait pas changer sa nature à cause de quelques personnes qui, après avoir bénéficié de sa confiance, semblent avoir choisi de transformer cette confiance en ressentiment. Ne répondez surtout à la bassesse par la bassesse. Car lorsqu’une personne choisit de ne pas se venger alors qu’elle en a les moyens, ce n’est pas nécessairement de la faiblesse. C’est parfois une forme de grandeur. Mais cette grandeur n’interdit en rien la prudence. Vous pouvez rester généreuse sans être naïve, accessible sans être vulnérable, bienveillante sans être imprudente. Car la bonne foi est une qualité. Mais lorsqu’elle est entourée de mauvaises fréquentations, elle peut devenir une faiblesse exploitée par ceux qui confondent générosité et naïveté. En politique comme dans la vie, ce ne sont pas toujours les adversaires qui font le plus de dégâts. Parfois, ce sont ceux à qui l’on avait ouvert la porte. Que Dieu vous protège et vous oriente à ce sujet“.
Narcisse Ntumba
Journaliste et éditeur du magazine patrie news
Coordonnateur de la Communication pour ma Défense de la Patrie “CDP”
