Au deuxième jour des travaux de la 21ᵉ édition de la DRC Mining Week, organisée à Lubumbashi, l’Inspecteur général des Mines, Raphaël Kabengela, a accordé jeudi 18 juin dernier, une interview à la presse au cours de laquelle il a réaffirmé sa ferme détermination à faire de l’Inspection générale des Mines un rempart contre la fraude et un instrument efficace de contrôle et d’audit du secteur minier congolais.
Face aux nombreux défis auxquels est confronté le secteur, notamment l’exploitation illicite des minerais dont est victime RB Mining et tant d’autres, ainsi que le manque de traçabilité dans certaines filières, Raphaël Kabengela a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle tout au long de la chaîne de valeur minière.
« Nous allons assurer la traçabilité à partir du point d’extraction jusqu’au point d’exploitation, en passant par l’unité de traitement », a-t-il déclaré. Selon lui, cette traçabilité constitue un levier majeur pour accroître la valeur des minerais congolais sur le marché international et permettre à l’État de maximiser ses recettes fiscales grâce à une meilleure collecte des taxes.
L’Inspecteur général des Mines a souligné que l’ambition de la République démocratique du Congo ne se limite plus au statut de simple pays producteur de minerais. Elle aspire désormais à devenir également un pays transformateur de ses ressources stratégiques. Pour accompagner cette vision portée par le gouvernement, l’Inspection générale des Mines entend jouer pleinement son rôle d’organe de contrôle, d’audit et de surveillance du secteur.

Abordant la question de l’exploitation illicite des minerais, particulièrement dans les zones d’exploitation artisanale du Haut-Katanga, précisément à Musonoï, Raphaël Kabengela a fait savoir que des missions ont déjà été déployées sur le terrain afin d’évaluer la situation et de proposer des solutions adaptées.
« A Musonoï, une mission a été mandatée et elle est déjà sur place », a-t-il affirmé, témoignant ainsi de sa volonté d’agir rapidement face à ce phénomène qui prive l’État de ressources importantes et entretient des pratiques contraires à la réglementation minière.
Tout en rappelant que le Code minier reconnaît certains droits aux populations locales dans le cadre de l’exploitation artisanale, le chef de l’Inspection générale des Mines estime qu’un encadrement rigoureux et une application stricte des textes sont indispensables pour concilier les intérêts des communautés, des entreprises minières et de l’État.
À travers cette vision, Raphaël Kabengela s’affirme comme l’un des principaux artisans de l’assainissement du secteur minier congolais. Son engagement en faveur de la transparence, de la traçabilité et de la lutte contre la fraude s’inscrit dans la dynamique des réformes visant à faire profiter davantage la richesse minière nationale au Trésor public et aux populations congolaises.
Narcisse Ntumba