Les députés provinciaux de Kinshasa ont déclaré recevable, mercredi 21 octobre 2026, la proposition d’édit portant réglementation de l’affichage et de la publicité extérieure dans la capitale. Initié par Jared Phanzu, élu de la circonscription électorale de Bandalungwa, ce texte a été examiné au cours d’une séance plénière présidée par le président de l’Assemblée provinciale, Lévi Mbuta Sangupamba.
Dans son exposé des motifs, Jared Phanzu a souligné la nécessité d’adapter le cadre juridique aux mutations urbaines, économiques et technologiques de Kinshasa. Il a notamment évoqué le développement des écrans LED et LCD, des réseaux d’affichage pilotés à distance, des dispositifs interactifs et d’autres formes modernes de publicité extérieure.
Pour l’élu de Bandalungwa, l’Édit n° 0004/2007 du 28 décembre 2007, qui réglemente l’implantation des structures publicitaires et l’affichage publicitaire, ne répond plus suffisamment aux enjeux actuels de sécurité, d’urbanisme, de protection du paysage urbain et de mobilisation transparente des recettes publiques.
La nouvelle proposition vise ainsi à instaurer un cadre réglementaire unifié couvrant les dispositifs publicitaires fixes, mobiles, temporaires, lumineux, numériques et interactifs, ainsi que les technologies futures poursuivant des objectifs similaires.
Le texte prévoit notamment des mécanismes de planification et de zonage publicitaires, des procédures d’autorisation, l’identification géographique des supports, la création d’un registre numérique, ainsi que des mesures relatives à la conformité technique, à la sécurité des usagers, au contrôle et aux sanctions.
Jared Phanzu a également insisté sur la nécessité de tenir compte des références techniques internationales en matière de sécurité électrique, de stabilité des structures, de maîtrise de la luminance, de limitation de l’éblouissement, de protection de l’environnement nocturne, de cybersécurité et de protection des données. Ces références devront toutefois être adaptées aux réalités urbaines de Kinshasa.
Sur le plan économique, la proposition entend renforcer la transparence dans la gestion des recettes issues de la publicité extérieure. Elle prévoit notamment une meilleure identification des opérateurs et des supports publicitaires, la déclaration des campagnes et des réseaux d’écrans, ainsi que le rapprochement entre les autorisations délivrées et les paiements effectués.
L’initiateur du texte précise enfin que cette réforme établit une distinction entre l’occupation du domaine public, les actes administratifs et les autres obligations fiscales, dans le but d’améliorer l’encadrement de cette activité économique dans la capitale.
Grâce DIOMI
