Débat constitutionnel en RDC : les compagnons de Étienne Tshisekedi wa Mulumba exigent une refonte totale et pressent les institutions en place

Débat constitutionnel en RDC : les compagnons de Étienne Tshisekedi wa Mulumba exigent une refonte totale et pressent les institutions en place

À travers un point de presse tenu devant les médias, le Président du Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS), Lisanga Bonganga, a pris position sur le débat relancé autour de la Constitution en vigueur en République démocratique du Congo.

Face aux journalistes, cette structure politique se réclamant de l’héritage de Étienne Tshisekedi wa Mulumba a salué la présence des professionnels des médias, qu’elle considère comme un relais essentiel pour porter ses positions dans l’opinion publique.

Le RCET-CPS inscrit sa sortie médiatique dans le prolongement du débat récemment relancé sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) autour d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution congolaise.

Deux figures politiques majeures se sont opposées sur la question notamment le professeur Isaac Tshilumbayi, membre de l’UDPS, favorable à un changement de la Constitution et Olivier Kamitatu, cadre du parti Ensemble pour la République, qui plaide pour une révision.

Selon Lisanga Bonganga, ce débat constitutionnel a atteint « son point culminant » et doit désormais déboucher sur une résolution concrète.

Dans sa déclaration, le mouvement estime qu’il est temps pour les institutions de la République de s’approprier pleinement cette question, tant au niveau du débat que des mécanismes de mise en œuvre.

Le RCET-CPS avance plusieurs arguments pour justifier un changement de la loi fondamentale. Selon le président de cette structure, la Constitution actuelle ne saurait être considérée comme immuable, son remplacement est présenté comme « une nécessité vitale » pour la survie de l’État congolais, certaines dispositions favoriseraient, selon le mouvement, des risques de balkanisation du pays, notamment à travers des héritages d’accords passés, l’article 220 est critiqué pour son caractère verrouillé, limitant l’accès à la magistrature suprême ; la tenue des élections dans les délais dépendrait, selon eux, de la restauration complète de l’intégrité territoriale, évoquant notamment la présence de forces étrangères à l’Est.

Le RCET-CPS s’est également exprimé sur la perspective d’un dialogue national. S’il se dit favorable à son organisation, le mouvement pose des lignes rouges claires : exclure toute participation des acteurs armés impliqués dans des violences, des massacres ou l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Par ailleurs, le Rassemblement appelle les institutions étatiques à s’assumer et à engager un processus devant conduire à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Celle-ci, selon ses membres, devrait contenir des dispositions capables d’apaiser les tensions politiques et de consolider la souveraineté nationale.

Ce positionnement relance, une fois de plus, un débat sensible au cœur de la vie politique congolaise, où la question constitutionnelle demeure étroitement liée aux enjeux de gouvernance, de sécurité et de stabilité institutionnelle.

Narcisse ntumba

You May Also Like

Assemblée nationale : la motion de défiance contre Jacquemain Shabani rejetée, Aimé Boji s’affirme en arbitre impartial

Assemblée nationale : adoption des rapports sur les accords RDC–USA, RDC–Rwanda et l’audition des membres du gouvernement

Kinshasa : un édit adopté pour sanctionner certaines pratiques des motocyclistes

RDC : insécurité galopante, l’Assemblée nationale décide de placer Jacquemain Shabani Lukoo sur la sellette

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *