Un calme précaire s’observe ce lundi 26 octobre 2026 à Katobo, dans la localité de Banamulindwa, au sein du groupement Kisimba, en territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu. Cette accalmie intervient après des affrontements ayant opposé les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, aux rebelles du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) sur la colline stratégique de Rushihe.
Selon des sources rapportées par ACTUALITE.CD, les combats ont éclaté le samedi 24 octobre, lorsque les forces gouvernementales et leurs alliés Wazalendo ont lancé une offensive contre les positions des rebelles établies sur cette hauteur qui surplombe le village de Katobo.
À l’issue de ces affrontements, les FARDC et les Wazalendo ont réussi à déloger les combattants du FRN et à reprendre le contrôle de cette position stratégique. D’après les mêmes sources, les rebelles se seraient repliés en direction d’Ihula après avoir perdu cette importante hauteur.
Les échanges de tirs d’armes lourdes et légères ont toutefois provoqué des déplacements de populations civiles. Plusieurs habitants de Katobo ont fui leurs domiciles pour se réfugier à Ihula, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans la forêt, craignant pour leur sécurité.
Malgré l’accalmie observée ce lundi, la situation sécuritaire demeure fragile dans cette partie du territoire de Walikale. Les populations déplacées restent dans l’incertitude, notamment face aux craintes d’une éventuelle extension des affrontements vers les localités environnantes.
La colline de Rushihe représente un enjeu militaire important en raison de sa position dominante sur le village de Katobo. Son contrôle permet aux forces présentes dans la zone de disposer d’un avantage stratégique sur les mouvements et les positions environnantes.
Dans ce contexte, le retour des habitants ayant fui les violences reste incertain, alors que les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés continuent de faire peser une menace sur les populations civiles dans cette partie du Nord-Kivu.
Narcisse Ntumba
