En prélude du dialogue national convoqué par le le Chef de l’État, Acacia Bandubola Mbongo porte la voix de sa province et prépare le terrain pour le dialogue national.
À l’issue de travaux de trois jours de consultations pré-dialogue organisées à Kinshasa, la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, se positionne comme une porteuse d’espoir pour le Sud-Ubangi. En réunissant les représentants des forces vives, des notabilités et des différentes sensibilités de sa province d’origine, elle entend faire remonter leurs préoccupations et leurs recommandations en perspective du dialogue national annoncé par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le Sud-Ubangi veut faire entendre sa voix dans le processus de dialogue national. À l’initiative d’Acacia Bandubola originaire du Sud-Ubangi, des représentants des différentes composantes de la province ont été conviés à Kinshasa pour des consultations pré-dialogue de plus de trois jours.
Cette initiative, qui a réuni des acteurs politiques, des notabilités, des représentants de la société civile et d’autres forces vives, s’inscrit dans la perspective du dialogue national placé sous le thème « Paix, cohésion et refondation ». Elle traduit la volonté de donner aux filles et fils du Sud-Ubangi un cadre d’expression afin de dégager des pistes de solutions aux défis auxquels leur province et le pays sont confrontés.

En clôturant ces travaux, Acacia Bandubola Mbongo a salué le sens des responsabilités des participants, qui ont accepté de se retrouver autour d’une même table malgré leurs divergences politiques, sociales et communautaires. Pour elle, cette démarche constitue déjà un acte en faveur de la paix et de la cohésion.
« Vous avez accepté de vous retrouver autour d’une même table, dans un même esprit, pour réfléchir ensemble à l’avenir de notre province et de notre pays. C’est cela déjà un acte ou un pacte de paix », a-t-elle souligné.
Au-delà de la tenue des consultations, la démarche de la ministre d’État met en avant un enjeu majeur : permettre au Sud-Ubangi de parler d’une même voix au moment où se prépare une importante séquence de concertation nationale.
Consciente des divergences qui traversent les communautés et les familles politiques, Acacia Bandubola Mbongo a appelé les participants à privilégier l’intérêt général et à faire de leur diversité un facteur de rapprochement plutôt qu’une source de division.
« Le Sud-Ubangi doit parler d’une même voix, une voix forte, mais une voix fraternelle », a-t-elle déclaré, rappelant que les différences d’opinions et d’appartenances ne doivent pas effacer le destin commun des filles et fils de la province.

Ce message donne à son initiative une dimension particulière. En favorisant les échanges entre des représentants aux sensibilités diverses, la ministre d’État entend contribuer à l’émergence d’une position provinciale concertée, susceptible d’alimenter les discussions lors du dialogue national dont la convocation officielle reste attendue.
Les échanges ont également permis de mettre en lumière les principales attentes des populations du Sud-Ubangi. Parmi les préoccupations abordées figurent le développement, les infrastructures, la paix, la sécurité, la cohésion ainsi que la question du référendum.
Sur le plan économique, Acacia Bandubola a insisté sur les importantes potentialités humaines, agricoles, minières, forestières et énergétiques de la province, tout en soulignant la nécessité de les transformer en véritables opportunités pour les populations.
Pour la ministre d’État, le développement du Sud-Ubangi ne saurait reposer uniquement sur les initiatives du pouvoir central. Il exige également une mobilisation des forces locales, une meilleure cohésion entre les communautés et une implication accrue des acteurs provinciaux.
« Le développement du Sud-Ubangi ne dépend pas uniquement de Kinshasa, il dépend aussi de nous, de notre capacité à nous unir, à travailler et à investir dans le développement de notre province », a-t-elle fait observer.
Les infrastructures, notamment les routes, les ponts, les voies fluviales et les réseaux énergétiques, ont également occupé une place importante dans les discussions. Leur amélioration constitue un enjeu majeur pour désenclaver les territoires, faciliter les échanges commerciaux et stimuler les activités économiques.

Abordant la question du référendum, la ministre d’État a insisté sur la nécessité de permettre aux citoyens de comprendre les enjeux des débats institutionnels et d’exprimer librement leurs opinions.
Elle a précisé que son initiative ne visait pas à imposer une position aux populations du Sud-Ubangi, mais plutôt à leur offrir un cadre de réflexion et d’expression dans le respect de la Constitution et des lois de la République.
« Mon rôle est de permettre à chacun de comprendre les enjeux, d’exprimer librement son point de vue, d’écouter celui de l’autre et de contribuer à une réflexion nationale apaisée », a-t-elle expliqué.
Cette approche, a-t-elle poursuivi, doit s’accompagner d’une information claire et d’un débat respectueux, afin que les citoyens puissent exercer librement leur responsabilité civique.

« Le Sud-Ubangi est prêt pour le dialogue »
Au terme de ces consultations, Acacia Bandubola Mbongo a appelé les participants à ne pas limiter leurs échanges à des déclarations d’intention. Elle les a invités à transformer les recommandations formulées en actions concrètes au bénéfice de leurs communautés respectives.
« Que nos recommandations ne restent pas dans nos tiroirs, qu’elles deviennent une feuille de route, qu’elles mobilisent nos communautés », a-t-elle exhorté.
La ministre d’État a également réaffirmé son engagement personnel en faveur du développement de sa province d’origine, en sa qualité de fille du Sud-Ubangi et de membre du gouvernement de la République.
Au regard des échanges et des recommandations formulées, elle a estimé que la province était désormais prête à prendre part au processus national de concertation.
« En attendant la convocation officielle du dialogue, nous pouvons dire que le Sud-Ubangi est prêt pour le dialogue », a-t-elle affirmé.
Cette déclaration résume l’ambition de ces consultations : préparer les forces vives de la province à participer aux discussions nationales avec des préoccupations clairement identifiées et des propositions susceptibles de contribuer à la recherche de solutions communes.
En réunissant à Kinshasa des représentants de différentes sensibilités du Sud-Ubangi, Acacia Bandubola Mbongo entend ainsi contribuer à la construction d’un espace de dialogue et de rapprochement. Son initiative la place au centre de cette dynamique provinciale, avec l’ambition de porter les aspirations de ses compatriotes dans les concertations nationales à venir.
À l’approche de la convocation officielle du dialogue national, le défi sera désormais de préserver cette dynamique, de consolider les convergences dégagées et de faire en sorte que les attentes exprimées par les populations du Sud-Ubangi trouvent un écho dans les discussions nationales.
Car, comme l’a rappelé la ministre d’État dans son discours de clôture, « pas de développement sans paix, pas de paix durable sans cohésion, pas de cohésion sans dialogue et pas de refondation véritable sans responsabilité collective ».
Narcisse Ntumba
