En prélude au dialogue national annoncé par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, les forces vives du Sud-Ubangi se sont réunies ce mercredi 30 septembre 2026 à Kinshasa, à l’initiative d’Acacia Bandubola Mbongo, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et haut cadre de l’UDPS. Cette rencontre vise à dégager des propositions communes sur les enjeux de paix, de sécurité, de cohésion sociale et de développement de la province.
Les consultations préparatoires au dialogue national annoncé en République démocratique du Congo se poursuivent avec l’implication des provinces. Ce mercredi 30 septembre, la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a officiellement lancé à Kinshasa les travaux de concertation réunissant les élus, les autorités provinciales, les notables et les représentants des différentes forces vives du Sud-Ubangi.
L’initiative vise à permettre à cette province de définir une position commune et de formuler des propositions concrètes à soumettre dans le cadre du processus de dialogue national. Les échanges portent notamment sur les défis sécuritaires, la consolidation de la paix, la cohésion sociale ainsi que les priorités de développement et d’infrastructures.

Deux commissions pour structurer les réflexions
Afin de canaliser les échanges et de favoriser l’élaboration de recommandations concrètes, deux commissions thématiques ont été mises en place dès l’ouverture des travaux.
La première, consacrée à la paix et à la sécurité, est présidée par le gouverneur intérimaire du Sud-Ubangi, le professeur Jean René Galekwa Vundawe. La seconde, chargée des questions de développement et d’infrastructures, est dirigée par le président de l’Assemblée provinciale.
Ces deux structures sont appelées à examiner les préoccupations majeures de la province et à proposer des pistes de solutions susceptibles d’alimenter les réflexions nationales.
Prenant la parole à cette occasion, le gouverneur intérimaire Jean René Galekwa Vundawe a invité les participants à privilégier l’intérêt général au-delà de leurs appartenances politiques, communautaires ou sociales.
« Nos différences politiques, communautaires ou sociales sont légitimes, mais elles ne doivent jamais nous empêcher de rechercher ensemble ce qui est utile à notre chère province », a-t-il déclaré, appelant les filles et fils du Sud-Ubangi à privilégier le dialogue et la recherche de solutions communes.
Il a notamment insisté sur la nécessité de dépasser les divergences pour faire de l’intérêt supérieur de la province une priorité partagée.
Acacia Bandubola appelle à des propositions concrètes
De son côté, Acacia Bandubola Mbongo a souligné l’importance d’une démarche participative fondée sur les réalités vécues par les populations. S’adressant aux députés, aux autorités coutumières et religieuses ainsi qu’aux représentants des femmes et des jeunes, elle a insisté sur la nécessité de produire des recommandations pertinentes, susceptibles de contribuer à la réflexion sur la refondation de l’État.
« Pour cela, nous devons avoir un message commun. Ce message commun, nous l’aurons si nous nous écoutons, parlons ensemble et enfin proposons des solutions concrètes », a-t-elle expliqué.
La ministre d’État a également appelé les participants à faire preuve de sérieux et de responsabilité dans leurs travaux, afin que les conclusions issues de cette concertation puissent être exploitées dans le cadre du processus national.
« La paix n’est pas un slogan, c’est un travail. La cohésion n’est pas un discours, c’est une pratique quotidienne. La refondation de l’État n’est pas une promesse, c’est un engagement que nous devons porter », a-t-elle affirmé.
Le Sud-Ubangi entend faire entendre sa voix
À travers cette initiative, les représentants du Sud-Ubangi entendent contribuer à la préparation du dialogue national en faisant remonter les préoccupations et les priorités de leur province.
La démarche repose sur la participation des différentes composantes de la société provinciale, avec l’ambition de dégager des orientations communes sur les questions de paix, de sécurité et de développement.
Les travaux des deux commissions devront ainsi permettre de traduire les échanges en recommandations concrètes, destinées à nourrir les discussions sur l’avenir de la province et sa contribution aux enjeux nationaux.
L’enjeu sera désormais de parvenir à des propositions consensuelles, à la hauteur des attentes des populations du Sud-Ubangi, dans un contexte où la recherche de la paix, de la cohésion nationale et du développement demeure au cœur des préoccupations.
Patrienews
