Assemblée nationale : la crise énergétique au cœur du contrôle parlementaire
La question de la desserte en électricité en République démocratique du Congo s’est invitée au centre des débats parlementaires ce mercredi 13 mai 2026, à l’Assemblée nationale, dans le cadre du renforcement de la mission de contrôle parlementaire impulsée par le Bureau de la Chambre basse dirigé par l’Honorable Aimé Boji Sangara.
Au cours de la séance plénière, les députés nationaux ont examiné la question orale avec débat initiée par la députée nationale Adèle Bazizane Maheshe et adressée au ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, Molendo Sakombi. Cette initiative parlementaire visait à obtenir des éclaircissements sur la persistance de la crise énergétique qui touche plusieurs provinces du pays et pénalise aussi bien les ménages que les activités économiques.
Dans son intervention, l’élue nationale a soulevé plusieurs préoccupations liées notamment au faible taux d’accès à l’électricité, à la vétusté des infrastructures énergétiques, au financement des projets en cours ainsi qu’aux stratégies gouvernementales destinées à améliorer durablement la fourniture de l’électricité sur l’ensemble du territoire national.
Répondant devant la représentation nationale, le ministre Molendo Sakombi, entouré de ses collaborateurs, a reconnu la pertinence des préoccupations soulevées par les élus. Il a expliqué que le secteur énergétique congolais reste confronté à de nombreuses contraintes techniques, politiques et socio-économiques qui ralentissent l’extension du réseau électrique et la modernisation des installations existantes.
Les échanges ont donné lieu à un débat particulièrement nourri entre les députés nationaux et le membre du Gouvernement. Plusieurs élus ont relayé les difficultés vécues dans leurs circonscriptions respectives, tout en plaidant pour une accélération des projets énergétiques en provinces et une répartition plus équilibrée des investissements publics dans ce secteur stratégique.
Intervenant à son tour en qualité de député national, le Rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, a insisté sur la nécessité d’une politique énergétique inclusive capable de réduire les disparités entre les provinces. Il a notamment regretté l’absence de projets structurants dans plusieurs entités du centre du pays et du Grand Équateur, citant entre autres l’Équateur, la Mongala, le Sankuru, le Bas-Uele ainsi que les villes de Mbandaka, Buende et Gemena.
À l’issue des discussions, le ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité a sollicité un délai supplémentaire de quarante-huit heures afin de fournir des réponses plus approfondies aux différentes préoccupations exprimées par les représentants du peuple.
À travers cette démarche, l’Assemblée nationale confirme sa volonté de faire du contrôle parlementaire un véritable levier de gouvernance, en plaçant les préoccupations quotidiennes de la population au centre de l’action institutionnelle.
Henriette Mbengu