Assemblée provinciale de Kinshasa : le député Niangi Kahonda interpelle l’État sur la sécurité et les droits fondamentaux après les violences de Kinkole
Le ministre provincial de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Jeannot Canon La Rose, a comparu ce mercredi 29 avril 2026 devant l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Il répondait à une question d’actualité du député provincial Niangi Kahonda Olivier, élu de Kinsenso, au sujet des événements tragiques survenus le 15 avril 2026 à l’Hôpital général de référence de Kinkole.
Ces incidents, marqués par des violences armées, ont fait des morts et plusieurs blessés, parmi lesquels des membres du personnel soignant, des patients et des accompagnants. La plénière était présidée par Lévi Mbuta Sangumpaba.
Dans son intervention, Niangi Kahonda a dénoncé une situation d’une « gravité exceptionnelle », estimant que ces événements ne sauraient être considérés comme un simple incident sécuritaire.
« Ce qui s’est produit à l’Hôpital général de référence de Kinkole traduit une crise profonde qui interpelle directement la responsabilité de l’État, la crédibilité de nos institutions et la protection des droits fondamentaux des citoyens », a-t-il déclaré.
Le député a souligné que l’irruption d’hommes armés dans un établissement hospitalier constitue une violation grave des principes encadrant l’action des forces publiques, notamment ceux de légalité et de proportionnalité.

Il a également pointé du doigt une « défaillance administrative préoccupante », liée à la décision d’installer des populations déguerpies de Pakadjuma au sein d’un hôpital encore en activité.
« Une telle mesure, prise sans évaluation préalable des implications sanitaires, sécuritaires et sociales, ne pouvait qu’engendrer des conséquences graves », a-t-il insisté.
Selon lui, cette situation a provoqué la fuite du personnel médical, laissant les patients sans assistance, dans un établissement devenu quasi paralysé.
Le député estime que cet état de fait constitue une violation manifeste du droit fondamental à la santé, garanti par la Constitution.
« Lorsque l’hôpital cesse de fonctionner, c’est la vie elle-même qui est mise en péril », a-t-il martelé.
Face à ces accusations, le ministre provincial a été appelé à détailler les mesures envisagées pour rétablir la sécurité et assurer la protection des infrastructures sanitaires, notamment dans la partie orientale de Kinshasa.
Pour rappel, l’Hôpital général de référence de Kinkole a récemment été le théâtre de scènes de violence, impliquant des individus armés, parmi lesquels figureraient des kulunas ainsi que des personnes déguerpies de Pakadjuma.
Grâce Diomi