Kinshasa : les députés provinciaux adoptent le rapport sur l’audition du DG de la RASKIN concernant la gestion des fonds destinés à l’assainissement de la capitale
Au cours de la plénière de ce jeudi 12 décembre 2025 à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, les députés ont adopté le rapport présenté par la Commission Aménagement du territoire, Environnement et Développement durable relatif à l’audition du directeur général de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN). Ce rapport est assorti de plusieurs recommandations.
« Ce rapport étant assorti de recommandations, celles-ci ont été adoptées en plénière et seront transmises par le Bureau à qui de droit », a déclaré le président de l’Assemblée provinciale, Lévi Mbuta Sangupamba.
Le rapporteur a expliqué que la Commission avait procédé, les mardi 18 et vendredi 21 novembre 2025, dans la salle des documentations, à l’audition du directeur général de la RASKIN, Luwawa Ntendy Hugues, autour de plusieurs préoccupations soulevées par les membres de la commission, notamment :
L’état des lieux et la gestion de la RASKIN ; Les différentes sources de financement de la régie ; La gestion des fonds reçus pour l’assainissement de la ville ; Les relations de la RASKIN avec les partenaires nationaux et internationaux impliqués dans l’assainissement et la politique de gestion des déchets ; Les modalités de recrutement et de paiement des agents ; Les niveaux de collaboration avec les ZTD, le PME et les ASBEL ; La situation des sites de transit et des centres d’enfouissement des FASA.
En réponse aux préoccupations, le directeur général de la RASKIN a fourni des éclaircissements sur chacun des points soulevés.
« Au moment de sa prise de fonction, la capacité réelle d’évacuation des déchets par les opérateurs de la régie n’atteignait qu’environ 980 tonnes par jour. Grâce aux réformes engagées, au renforcement logistique, à la professionnalisation des opérations et à l’amélioration des dispositifs d’encadrement, cette capacité journalière a été portée à 5 400 tonnes, soit une augmentation de 450 % par rapport à la situation initiale », a déclaré le rapporteur lors de la lecture du rapport.
Il a ajouté que : « Cette performance représente environ 38 % des déchets produits quotidiennement par la population kinoise. Malgré ces progrès, moins de la moitié des déchets générés à Kinshasa sont collectés et évacués de manière organisée. Le reste est éliminé de façon informelle : dépôts sauvages, remplissage anarchique des ravins, dépotoirs spontanés, brûlage à ciel ouvert et décharges non contrôlées »
Selon le rapport, ces pratiques aggravent les conditions de vie des habitants, augmentent les risques d’inondation, favorisent la réapparition de maladies et contribuent à la dégradation des infrastructures urbaines. Les déchets nouvellement produits s’ajoutent par ailleurs à ceux accumulés depuis plusieurs années, laissant d’importantes quantités non évacuées dans le système urbain.
Notons que cette commission, présidée par le député provincial de Lemba, Steve Mulumba, est chargée des questions environnementales de la ville de Kinshasa.
Grace DIOMI