Affaire CENI : 16 Mouvements Citoyens s’impliquent pour résoudre la crise et recadrent les confessions Religieuses. (Communiqué).

Affaire CENI : 16 Mouvements Citoyens s’impliquent pour résoudre la crise et recadrent les confessions Religieuses. (Communiqué).

La photo de Sarnarc Prod

Depuis sa désignation à la tête de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Ronsard Malonda fait l’objet de contestation de plusieurs opinions politiques et civiles.

En suivant de près les différentes tractations dans l’opinion nationale sur le choix porté sur Ronsard Malonda comme président de la centrale électorale, le Collectif des Mouvements Citoyens épris d’un amour patriotique fixe l’opinion sur les démarches pacifiques ayant effectué afin de trouver un consensus ensemble avec les confessions religieuses et toutes les parties prenantes impliquées dans ce processus de désignation.

Le collectif a, pendant l’évaluation des échanges, constaté une mauvaise foi et un sens de rigidité dans le chef de certaines confessions religieuses et accuse ces dernières d’avoir fait preuve d’échec à la mission légale qui leur a été confiée par la constitution.

Par manque de large consensus dans le processus de désignation du remplaçant de Corneille Naanga à la tête de la CENI, qui remet en cause leur sagesse et crédibilité, les 16 mouvements citoyens appelle les confessions religieuses d’assumer leurs responsabilités.

« Par persistance de leurs différends qui étaient couverts des motivations politiques et quelques parts tribales au lieu des intérêts supérieurs de la Nation, l’exercice démocratique de vote les avaient départagés, et ils doivent en assumer», peut-on lire dans le communiqué.

L’équipe dirigeante de la CENI en fin mandat depuis juin 2019, les mouvements citoyens, tout en soutenant l’option des réformes du système électoral en RD Congo, trouvent cohérent le rôle légal qu’a joué la chambre basse du parlement en entérinant Ronsard Malonda président de la CENI conformément au procès-verbal électif signé par cinq confessions religieuses sur les huit réunies.

Dans son rôle le plus légitime de lutte pour le bien-être du peuple Congolais, le collectif des mouvements citoyens appelle les confessions religieuses d’œuvrer pour la paix et la cohésion nationale et non d’allumer la flamme des guerres ainsi de déstabiliser les institutions du pays au risque de fragiliser les petites avancées démocratiques observées sous un grand sacrifice de lutte et dont les Mouvements Citoyens et la jeunesse en sont des victimes principales.

Soucieux de pérenniser la paix aux institutions de la République et de concitoyens, le collectif des mouvements citoyens demande au Président de la République, d’assurer son rôle de garant de la Nation et en appelant les uns et les autres au sens de responsabilité.

Par ailleurs, il suggère aux autres institutions de la république de demeurer légaliste dans leurs décisions et positions, surtout de préserver la paix et l’harmonie du peuple sans tendance ni appartenance politico-tribale.

De ce qui précède, le Collectif envisage temps-soit peu des actions de grande envergure pour barrer la route à toute initiative qui tendra à compromettre l’unité nationale et le bon fonctionnement des institutions.

« Il y aura risque de trouver le peuple indépendant contre le peuple manipulé et les Mouvements Citoyens contre les Mouvements politisés », a-t-il souligné dans le communiqué avant de rappeler que Soixante ans après l’indépendance, les dirigeants Congolais doivent diriger autrement et le peuple Congolais de se comporter autrement.

Toujours dans le même chapitre, les mouvements citoyens demande à l’Assemblée Nationale de réfléchir sur certaines reformes utiles à faire après cette étape de désignation et à ses collègues activistes des mouvements citoyens de demeurer neutre et ne céder en aucun appel politique tendant à manifester au service des individus en les rappelant que, le pilier fondamental de leur lutte demeure le bien-être social du peuple et non le quota moins encore le positionnement politique.

Cependant, le Collectif met en garde les infiltrés et manipulateurs politiques qui font usage et vente de l’image des mouvements à la solde des intérêts égoïstes aux travers des actes de barbarie et de destructions.

Tenant compte au respect du rendez-vous électoral de 2023, le collectif appelle la population congolaise à y veiller régulièrement et de ne surtout pas céder à un appel à la violence ni à la division tel qu’initiés par certaines personnes mal intentionnées.

Narcisse Ntumba

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